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La Gacilly 2017


« Le monde est très grand et plein de contrées magnifiques que l’existence de mille hommes ne suffirait pas à visiter. »



Arthur Rimbaud (Aden, Lettre à sa famille, 15 janvier 1885)


Nous avons le plaisir de vous présenter les images d’un « Festival photo » « BRETON »
Je plaisante, Oui la région est belle, Oui le village est beau, comme « on dit » sait dans son jus.
Je connaissais même la pharmacienne !!
Trêve de sourire soyons pratique , je vous invite de vous -y-rendre, en voiture peut-être, plus facile pour visiter la région.
Le train, la SNCF vous propose certain arrangement et pour un fois il faut en profité. Voici la marche a suivre:( voir en fin de papier) Pour vous donner l’envie voici les auteurs participants


La Photographie Africaine


Seydou Keïta
"Le studio des icônes"
Considéré comme le «père» de la photographie africaine, Seydou Keïta est un précurseur qui commence son activité de portraitiste dans le Bamako de 1948. Pour des raisons économiques, celui qui ne sera découvert en Occident que dans les années 1990 ne réalise qu’une prise par séance et uniquement à la lumière du jour. Ses images, prises entre 1949 et 1962, nous offrent un aperçu de la haute société malienne de l’époque. Et aujourd’hui, l’œuvre de Keïta, mort à Paris en 2001, fait toujours référence, connaissant la consécration dans les plus grands musées du monde.


Malick Sidibé
« Le studio Malick »
Celui qu’on surnommait « l’œil de Bamako » s’est éteint il y a un an, à 81 ans. Honoré par ses pairs, jouissant d’une immense influence sur tous les artistes de son pays, Malick Sidibé avait pris le parti d’illustrer un autre aspect de la société malienne : celui de la fête et de la jeunesse populaire qu’il faisait poser dans son célèbre « Studio Malick », ouvert en 1958 dans le centre de la capitale. Pris avec son Rolleiflex, ses portraits, spontanés, pleins de vérité et de complicité, continuent d’inspirer les nouvelles générations de photographes africains. à La Gacilly, outre les chefs d’œuvre de ce « patrimoine national malien », nous présenterons également une série de portraits de Bretons, réalisés dans cette même inspiration à l’occasion d’une résidence au Centre d’art GwinZegal, dans les Côtes d’Armor.


Mama Casset
« African Photo studio »
Premier photographe sénégalais indépendant, le portraitiste Mama Casset a été l’un des précurseurs du développement du 8e Art au Sénégal. Après avoir travaillé pour le Comptoir Photographique de l’Afrique Occidentale Française, il intègre l’Armée de l’air française pour laquelle il réalisera des photos aériennes. A la n de la Seconde Guerre mondiale, il ouvre son studio dans la Médina à Dakar. Dans une esthétique très personnelle, il réalise des portraits dépouillés de tout accessoire et de mise en scène, où il capture tout en finesse le caractère subtil de ses sujets.
Il nous a quitté en 1992.


Oumar Ly
« Le studio de la brousse »
Ce fils de commerçant, né en 1943 à Podor sur les rives du fleuve Sénégal, découvre la photographie en regardant les colons français utiliser leurs appareils. Le destin lui donne un coup de pouce quand le Sénégal, devenu indépendant, veut fournir des papiers aux populations. L’administration l’embauche et l’envoie sillonner la brousse pour tirer le portrait des citoyens. Il peau ne sa technique et attire bientôt de nombreux clients dans son studio. Jusqu’à sa mort en 2016, il vivra dans sa région natale, photographiant toutes les époques, les nobles en boubous, les filles à la mode
 et les sapeurs de province.


Omar Victor Diop
« Jeux de miroir en studio »
Né en 1980, ancien analyste financier désormais figure de proue
de la nouvelle génération d’artistes sénégalais, Omar Victor Diop se dit très inspiré de ses aînés photographes africains comme Malick Sidibé et Seydou Keïta. Quand certains rêvaient de quitter leur pays natal, lui souhaitait y rester pour y construire son avenir. Un optimisme et une énergie habitent chacun de ses portraits, éclatants de culture urbaine et pop, dans lesquels il creuse la thématique de l’identité, n’hésitant pas à se mettre lui-même en scène. Il adopte ainsi à la fois la position de narrateur et celle de personnage, s’obligeant à affronter directement ses propres doutes. Ainsi, dans la série « Diaspora », il fait référence au monde du sport, celui du football en particulier, afin de montrer la dualité d’une vie de gloire et de reconnaissance qui est aussi une vie passée à être l’autre.


Fatoumata Diabaté
« Le studio de la rue »
« Ma vie, c’est la photographie », déclare avec passion cette jeune femme née en 1980 à Bamako qui reconnait reprendre l’héritage de ses maitres qui photographiaient leurs contemporains dans leur studio. Mais à sa manière. Depuis quelques années, elle installe son studio dans la rue, avec des tissus venus de son Mali natal, un fond particulier, quelques accessoires qu’elle transporte partout avec elle. Les passants s’arrêtent, prennent la pose et laissent ainsi leur empreinte. Ce studio, le temps d’un été, elle l’installera au cœur de La Gacilly pour que les Bretons et les visiteurs retrouvent l’esprit d’une photographie si chère à l’Afrique.


Aïda Muluneh
"Le monde a 9 ans"
Ancienne photojournaliste au Washington Post et créatrice du Festival Addis Foto Fest, Aïda Muluneh cultive son amour pour son pays natal, l’Ethiopie, depuis sa plus tendre enfance. Une jeunesse passée à voyager en Angleterre, au Yémen, en Amérique du Nord et à Chypre. Avec cette série, cette artiste dont la réputation dépasse les frontières de l’Afrique revient à son berceau en retrouvant sa terre, où elle s’est à nouveau installée depuis neuf ans : elle explore avec poésie, avec un style inimitable, avec une couleur très étudiée, les questions qu’elle se pose sur la vie, l’amour et sa propre histoire.


James Barnor
« Ever Young »
Né en 1929 à Accra, James Barnor est considéré comme un pionnier de la photographie ghanéenne. Dans son studio «Ever Young», établi
à Accra dans les années 1950, tout autant que dans les commandes internationales qu’il honore pour Drum, influent magazine africain, il saisit les sociétés en transition : l’accession à l’indépendance de son pays, puis le Swinging London des années 1960, la capitale du Royaume-Uni devenant alors une métropole multicuturelle. Quand il revient s’installer définitivement au Ghana au début des années 1970, il est l’un des premiers photographes africains à travailler en lms couleur.


Jean Depara
« Les nuits et les jours de Kinshasa, 1951-1975 »
Dans les années 1950-1960, les villes africaines sortent du colonialisme pour aller vers la joie de leur indépendance. à Léopoldville, devenue Kinshasa, cela passe par «l’American way of life», avec ses voitures de sport, ses femmes en robe légère, ses musiques endiablées, ses bars dancings, et ses jeux de séduction. Tout au long de son œuvre et de sa vie, Jean Depara n’eut de cesse de retenir ce temps de l’insouciance, quand son pays, le Congo, s’ouvrait en n à la vie. Restent des images en noir et blanc scintillantes de mille vibrations qui paraissent comme des intruses tant elles se chargent d’une douce nostalgie.


Baudouin Mouanda
« Brazzaville et les rois de la sape »
Dans leurs plus beaux atours, ils prennent la pause, font la moue,
et s’affrontent dans des joutes paciques. Ils portent des tenues
 de marque, des vestes colorées, des costumes rose fuschia
 et déambulent dans les rues de Brazzaville pour marquer l’attention. Eux, ce sont des « Sapeurs », tous membres de la Société des ambianceurs et personnes élégantes. Avec ces photos de rue, le jeune Congolais Baudouin Mouanda, figure émergente de la photographie africaine, montre surtout l’étonnante énergie qui anime ses congénères.
Et ses photographies aux cadrages aventureux deviennent dès lors de véritables hymnes à la vie.


Girma Berta
« Dans les rues d’Addis »
Addis-Abeba est une mosaïque », raconte Girma Berta.
Une mosaïque, comme sa page Instagram avec laquelle il publie ses photos réalisées uniquement à l’iphone. Une démarche qui lui permet d’approcher les habitants de sa ville natale « sans qu’ils s’en rendent compte ». En ressort un travail récompensé en 2016 d’une bourse Getty Images. Une vision colorée et poétique que nous propose cet artiste de 26 ans, et qui tranche avec les idées préconçues
et réductrices qui circulent sur son pays : l’Ethiopie.


Akintunde Akinleye
« Nigéria, dans le ventre d’un géant »
C’est dans les entrailles du Nigéria, le pays le plus peuplé du continent africain, que nous emmène Akintunde Akinleye. Né en 1971 à Lagos, l’ancienne capitale du pays, le photojournaliste de l’agence Reuters, primé au World Press Photo en 2007, nous fait découvrir les travers environnementaux de ce titan de l’économie africaine : des raffineries illégales défigurant la région du delta du Niger jusqu’aux mines de poussière d’or, en passant par les décharges de matériel informatique qui pollues la périphérie des grandes villes, où fourmille une population à la démographie toujours galopante.


Nyani Quarmyne
« Emporté par l’océan »
N’en déplaise à Donald Trump, le réchauffement climatique est bien réel. Et la montée des eaux est l’une des conséquences les plus concrètes que l’on puisse trouver sur le globe. La côte ghanéenne en est l’un des exemples les plus flagrants. Nyani Quarmyne, basé à Accra, est parti à la rencontre des habitants des villages de pêcheurs du sud du pays : celles et ceux qui, par manque de moyens, sont obligés d’abandonner leurs foyers avant qu’ils ne soient, inéluctablement, emportés par l’océan.


Sammy Baloji
« Exploitations »
L’œuvre de cet artiste, né en 1978 dans la province minière du Katanga, est profondément enracinée dans l’histoire de son pays, la République démocratique du Congo, dont il dénonce l’exploitation permanente des ressources. à la fois saisissants et dérangeants, directs et silencieux, toujours dénués de pathos, ses photomontages mêlent avec subtilité des portraits ethnographiques du début du xxe siècle, récupérés dans des archives belges, à des paysages anciens ou récents, peints ou photographiés, parfois par ses soins. Ce faisant, Baloji interroge l’image des Noirs dans l’iconographie occidentale, se ré-approprie l’histoire coloniale, hier européenne, aujourd’hui chinoise.


François - Xavier Gbré
« La Piscine » En dix ans, ce photographe nomade franco-ivoirien de 38 ans a vécu dans quatre pays différents: la France où il a grandi, l’Italie, le Mali et la Côte d’Ivoire, le pays de son père, où il s’est désormais installé. Cet artiste explore en photos les fêlures d’un monde post-colonial et la ré-appropriation de l’espace. Il nous présente une œuvre numérique, l’histoire toute symbolique de la piscine olympique du stade Modibo Keïta, à Bamako: construite en 1967, elle n’a jamais accueilli aucune compétition, s’est dégradée avec le temps et a connu tous les soubresauts du Mali.


Chroniques Maliennes, par Hélène Jayet
Cette série est réalisée comme un photo-reportage au Mali, le pays d’où Hélène Jayet est originaire. Les pièces se présentent sous la forme d’un chevauchement de plusieurs photos, comme un story-board de sa propre histoire, de son identité, où espace et temps se mélangent. Des séquences accompagnées d’enregistre- ments de la vie quotidienne et de musiques maliennes.


Arthur Rimbaud L’explorateur aux semelles de vent Le musée Arthur Rimbaud de Charleville-Mézières possède des trésors qui permettent de dévoiler une face méconnue de l’auteur des « Illuminations ».
Poète génial, voyageur, aventurier, trafiquant, il a été aussi photographe. Abandonnant la littérature à l’aube de ses vingt ans, il quitte l’Europe pour des rêves d’Orient. Aden, l’Arabie, puis l’Afrique avec l’Abyssinie. Là, il se prend de passion pour ce nouveau procédé qu’est la photographie, avec la volonté de publier à terme un ouvrage de géographie sur cette région dont il est l’un des premiers blancs à fouler le sol. Ce projet ne verra jamais le jour. Ne restent que de très rares clichés, rarement montrés au public, qu’il avait envoyés par courrier à sa famille en 1883. Des images émouvantes pour percer un peu plus les contours mystérieux d’un homme épris d’absolu...


Homme-Animal: Le Face à Face


Elliott Erwitt
« Dogs »
Sur son site internet, pour toute définition de lui-même, il avoue : « Elliott Erwitt aime les enfants et les chiens ». Cet immense photo-reporter américain, membre de la prestigieuse agence Magnum, a le génie modeste mais une réelle fascination pour le plus fidèle ami de l’homme qui remonte aux années 40 quand, appareil au poing, il arpentait les rues d’Hollywood en adolescent solitaire. Au cours de sa carrière, il a accumulé des portraits atypiques des chiens du monde : une manière originale de parler de la condition humaine, dont le cabot devient miroir. Des clichés teintés d’humour avec un sens aigu de l’éphémère.


Eric Pillot
« In situ »
« Tout a commencé en 2004 avec une vision : celles d’ours polaires nageant sous l’eau, que j’ai pu observer derrière la vitre d’un bassin, dans un zoo. C’était pour moi à la fois très réel et complètement onirique de voir ces grands mammifères glisser, jouer sous l’eau. A compter de ce jour, j’ai photographié des animaux. »
Après avoir fait des études scientifiques et travaillé comme ingénieur, Eric Pillot (né en 1968) se lance dans la photographie qui ne l’intéresse « que dans le cadre d’une recherche artistique », mettant en scène l’animal sauvage dans les architectures des zoos qu’il voit comme des constructions culturelles. Son travail a été notamment récompensé en 2015 par le Prix de Photographie Marc Ladreit de Lacharrière – Académie des beaux-arts.


Michel Vanden Eeckhoudt
« Zoologies »
Il y avait du surréalisme, de l’étrangeté, des pieds de nez parfois grinçants dans les photos du Belge Michel Vanden Eeckhoudt qui nous a quitté en 2015. Ses clichés d’animaux en noir et blanc, pris dans des zoos, ne sont ni misérabilistes ni sentimentaux. Ils traitent de front la question de l’enfermement, et mettent au même niveau les bêtes et les hommes qui semblent, malgré les clins d’œil pleins d’humour, unis dans la même existence lugubre. On passe dès lors du sourire à une sorte d’accablement. L’animal nous regarde avec une expression douloureuse et semble nous interpeller, impuissant : « Rendez-moi la liberté... »


Rob MacInnis
« Le grand show des animaux de la ferme »
Son Master en Photographie à peine en poche, le Canadien Rob Mac Innis a réalisé cette série qui combine un travail de lumière en studio avec des portraits d’animaux que l’on regarde généralement comme de la nourriture. Pris individuellement ou en groupe, ils font ressortir la personnalité de chacun : aussi bien timides qu’énervés, coquins, joyeux ou pleins d’espoir, ces moutons, chevaux ou cochons font apparaître des sentiments humains sur des modèles complètement inattendus. « Je m’inspire des règles du monde de la mode et je les applique à des animaux de basse-cour », déclarait le photographe au New York Times. Il prend donc le contre-pied de ce monde super ciel avec des images pleines d’humour et d’émotion.


Daniel Naudé
« Fermes africaines »
Né en 1984 à Cape Town (Afrique du Sud), toute l’œuvre photographique de Daniel Naudé est une quête, celle d’un moment partagé entre l’homme et l’animal, et une tentative de garder en mémoire cette nature que nous détruisons patiemment, inexorablement. Dans cette série sur les animaux de la ferme en Afrique, la présence humaine est souvent discrète mais toujours sous tendue, car l’artiste envisage la relation homme-animal d’égal à égal. Qu’ils soient seuls ou avec leurs maîtres, il restitue une élégance et une dignité aux animaux qui sont toujours le sujet principal de son travail. Ces derniers regardent le spectateur, la confrontation est sans appel, l’émotion esthétique intense.


Brent Stirton
« Extinctions »
En février 2017, Brent Stirton recevait un World Press Photo pour son travail sur le trafic des cornes de rhinocéros. Un prix auquel ce photo-journaliste sud-africain de l’agence Getty Images est habitué : il l’a reçu désormais neuf fois. Depuis 2008, avec le magazine National Geographic, Brent documente ces guerres invisibles qui sclérosent le continent africain et menacent la précieuse faune sauvage : gorilles, rhinocéros, éléphants, lions, tous victimes des braconniers dans une indifférence quasi-totale. Un combat sans relâche que décide d’accompagner La Gacilly avec cette exposition.


David Chancellor
« Chasseurs »
Il photographie depuis plusieurs années les chasseurs de grands fauves, de girafes ou d’animaux d’Afrique. Pour essayer de comprendre ce qui les anime. Le Britannique David Chancellor en a vu certains prier après avoir tué. D’autres pleurer. Mais jamais regretter. Ces femmes et ces hommes ont le sourire facile quand ils posent au pied de la bête qu’ils ont abattu après avoir dépensé une fortune ; ils prennent aussi la pose avec fierté quand ils trônent dans leur salon, entourés d’animaux naturalisés et de murs constellés de trophées. Chancellor a choisi la neutralité du cadrage, l’esthétisme de la prise de vue pour mieux faire réagir le spectateur. Un travail édifiant à couper le souffle.


Joel Sartore
« L’ Arche photographique »
« C’est une folie de penser que nous pouvons détruire une espèce
et un écosystème après l’autre sans que l’humanité n’en soit affectée. Quand nous sauvons des espèces, c’est nous-mêmes que nous sauvons. » Photographe au prestigieux National Geographic, tel un Noé des temps modernes, l’Américain Joel Sartore s’est lancé depuis quelques années dans une œuvre de conservation inédite. L’objectif? Capturer les portraits des 12 000 espèces animales menacées de disparition d’ici la n du siècle. Un travail mémoriel exceptionnel que La Gacilly se devait de vous présenter pour que chacun puisse, en son âme et conscience, comprendre que le compte à rebours d’une nature asphyxiée est en marche.


Tim Flach
« Plus qu’humains »
Né à Londres en 1958, où il vit et travaille aujourd’hui, Tim Flach est plus qu’un photographe animalier. Précisant lui-même que l’animal lui sert de métaphore et que l’idée l’emporte sur le sujet, il se distingue par sa démarche inédite en prenant en studio des photographies d’animaux sauvages ou domestiques dans des postures que l’on aurait cru réservées aux hommes. Avec un regard tout en nuances : tour à tour amusé et tendre, bienveillant mais perçant, jamais cynique, il nous livre des clichés souvent drôles et touchants, toujours surprenants. Ses œuvres ont trouvé leur place dans les collections permanentes des musées du monde entier.


Paras Chandaria
« Nairobi, la ville est une jungle »
Dans le parc national de Nairobi, le seul au monde qui abrite des animaux sauvages en zone urbaine, 80 espèces de mammifères sont menacées par la croissance exponentielle d’une des métropoles les plus dynamiques d’Afrique. A seulement sept kilomètres des quartiers d’affaires, à quelques centaines de mètres des premières habitations et juste en face de l’aéroport, la faune tente de garder ses droits. Chandaria, photographe animalier kenyan, nous montre ces girafes, ces lions et ces autruches qui vivent leurs derniers instants de liberté avant que les gratte-ciel n’aient eu raison d’eux.


Ed Alcock - Cdt 56
« Petites fables du Morbihan »
Il a tout juste neuf ans, habite Silflac et veut concourir pour l’élection
de la plus belle poule d’élevage de France. Un autre est bénévole pour
la Ligue de Protection des Oiseaux (LPO) ou soigneur au parc animalier de Branféré. Elle est propriétaire de Woodhaven Kennels, un hôtel 4 étoiles pour animaux à Porcano. Tous ont en commun d’habiter le Morbihan et d’entretenir une relation inédite avec les animaux. Pour cette édition consacrée aux liens qui unissent l’Homme à l’animal, et avec le soutien du Conseil départemental du Morbihan, nous avons demandé au photographe anglais Ed Alcock de nous dresser, à sa manière, le portrait de ceux qui font vivre ce monde vivant. Né en 1974 à Norwich, installé à Paris, et membre de l’agence MYOP, il nous emporte dans un conte onirique, dans une lumière entre chien et loup, redécouvrir autrement notre territoire.


Emanuele Scorcelletti 

« Equus »
Il a photographié les plus grands ce monde et le Festival de La Gacilly lui a donné carte blanche pour dompter en images les chevaux de notre terre bretonne. Réputé pour ses photos de mode et de célébrités du cinéma il a remporté en 2002 un World Press Photo pour un cliché désormais culte de Sharon Stone sur le tapis rouge à Cannes –, celui que l’on surnomme « le photographe des stars » a passé un hiver, puis un printemps dans les pas de la plus belle conquête de l’homme. Parisien d’adoption mais Italien d’origine, il a composé des tableaux d’une singulière poésie où s’entrecroisent cinéma de Fellini et légendes celtiques, pour magnifier et rendre toute sa grâce au cheval roi. Une exposition qui sera présentée à La Chapelle Gaceline.


Enjeux environnementaux


Emmanuel Berthier
« Glénac, le réveil des marais »
C’est une terre couverte par les eaux que seule une frêle embarcation permet de traverser, un monde marécageux mais enchanteur, un espace sensoriel où la nature a conservé ses libertés, où l’homme n’est qu’un invité. Naturaliste de formation, installé dans le Golfe du Morbihan, le photographe Emmanuel Berthier s’est immergé, au l des saisons, dans ces marais de Glénac, aux portes de La Gacilly. Dans les brumes de l’hiver, dans la oraison du printemps, il a pris
le temps d’observer cette nature encore sauvage, cette faune que vient troubler la migration des oiseaux, ces hommes qui se portent au chevet de cette pépite à préserver à tout prix. Une exposition qui sera présentée à Glénac, en lisière des marais.


Phil Moore
« Kazakhstan, les fantômes du nucléaire »
Le photojournaliste britannique est le second lauréat du Prix Photo – Fondation Yves Rocher, décerné en 2016 à Perpignan, lors du Festival Visa pour l’Image, pour son projet sur la région de Semipalatinsk, au fin fond de la steppe kazakhe, et baptisée « le Polygone » après avoir subi près d’un quart des essais nucléaires réalisées dans le monde, et sous l’ère soviétique. 456 détonations atmosphériques et souterraines y ont eu lieu pendant quarante ans, la rendant inhabitable. Pendant cette période, environ 200 000 villageois ont servi de sujets de tests, certains forcés à rester debout en plein air lors des explosions, pour étudier plus tard les effets de l’irradiation. Phil Moore, un habitué des zones de conflits, a travaillé plusieurs semaines sur ces lieux sinistrés, dans des paysages désolés souvent exempts de vie. Des images qui sonnent comme un avertissement sans appel pour prendre conscience des dangers du nucléaire, et présentées en exclusivité à La Gacilly.


La Photographie Émergente 

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Image Sans Frontière


« African Visions »
Le collectif IMAGE SANS FRONTIÈRE, Association internationale de photographes, partenaire du Festival La Gacilly depuis ses débuts, a fait appel à ses membres, comme chaque année, afin d’illustrer notre thématique 2017 sur l’Afrique. La diversité de ses peuples, la permanence de ses coutumes, la force éclatante de ses paysages grandioses, depuis la mer jusqu’au désert, sont à découvrir avec les 20 photos sélectionnées des photographes de ce collectif rassemblant, par-delà les frontières, les amoureux de la photographie. © Julian Negredo Sanchez

Plus Les Collégiens Du Morbihan 



Pour vous y rendre
La Gacilly, dans le Morbihan, proche de Rennes, Vannes et Nantes. Grâce à l’offre train + navette en partenariat avec TER Bretagne, laissez-vous guider jusqu’au festival à petits prix, bénéficiez d’un retour gratuit en train.

Horaires et tarifs disponibles début mai sur : www.ter.sncf.com/bretagne
Conditions, informations et horaires sur : www.festivalphoto-lagacilly.com - rubrique : Infos pratiques Festival Photo La Gacilly
Rue des Graveurs - BP 11 - 56204 La Gacilly Tél.: +33 2 99 08 68 00 contact@festivalphoto-lagacilly.com www.festivalphoto-lagacilly.com @Festival Photo La Gacilly @La Gacilly Photo
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