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Bruno Stevens,Visa 2006

Le public veut-ils être dérangé par les râles du monde ? Venu du monde de la musique, Bruno Stevens est devenu photographe pour porter témoignage :« Des gens ordinaires face à des situations qui les dépassent ». À VISA, il présente un travail sur l’Afrique, ce continent qui n’en finit pas de mourir. Nord-est du Kenya, Ouest de la Somalie, 4 ans de sécheresse transformant cette partie de la planète, en celle ocre de mars avec autant de vie. Réchauffement de la terre, prévarications, détournement de l’aide des nations unies par les politiciens locaux pour raisons clientélistes : un cocktail gagnant qui n’intéresse même plus les grands médias. Comme cette épidémie de choléra en Angola, qui sur 35000 personnes qu’elle a touché en a tué 2500, dont 60 % d’enfants. Ne parlons pas des bombardements au Liban par l’armée israélienne, utilisant des bombes à fragmentation, phosphore, uranium appauvri : strictement interdit par la convention de Genève. Mais si en 68, on disait à Panam, « sous les pavés la plage », pour le haut commandement de Tsahal, on affirme qu’au Liban sous les bombes les civils et sous les civils, le Hezbollah …
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