savior+

Pierrevert 2014

"Pierrevert pas encore tout a fait encore mûre!!"
Yapakesa s'associe à toutes les initiatives pour promouvoir la photographie et les photographes.

Stéphane Kossmann, Président du festival de Pierrevert, et toute son équipe de bénévoles travaillent toute l'année pour organiser ce festival de 3 jours en juillet. Pierrevert, village près de Manosque dans le Luberon, accueille les visiteurs depuis 6 ans avec enthousiasme. Les amateurs de photographies sont venus nombreux. La soirée de l'inauguration pendant laquelle étaient prévues des projections à l'extérieur fût perturbée par de très violents orages.
Pour ceux qui, rebutés par le temps, n'ont pas pu se déplacer, notre magazine 123yapakesa.com leur offre une sélection des travaux exposés. Nous avons privilégié un montage rapide des images rythmé aux battements du cœur. Pour les accompagner, nous avons choisi une musique de Carlo Rustichelli tirée du film de Mario Monicelli "Les compagnons" en italien "I Compagni". Un film à voir et à revoir que j'adore. Un regard sur la société italienne à la sortie de la guerre 39-45 et qui par un pur hasard a une ressemblance étrange avec certains des sujets exposés.
Par exemple "le Maquis" d'Antoine Bruy (voir sa bio ci-dessous) ou le reportage sur l'exploitation de marée salant en cour de démantèlement de Salah Benacer, ou encore le reportage de Pierre Faure sur "les Roms" et celui de Leo Delafontaine, etc.
Sans oublier les sujets sur l'ancien bloc soviétique et ses pays satellites par exemple "Dans les pas de Michel Strogoff" de Marc Célérier etc.
Il y a aussi des auteurs qui rêvent de ville avec uniquement les façades des l'immeubles au bord des rues comme "Façades " de Zacharie Gaudrillot Roy.


Et puis il y a Sacha, la magnifique, simple élégante, la grâce! Ses photographies sont des autoportraits.


Crédits des photographes:
Antoine Bruy, Burton Machen, Chloe Nicosia, Images Sensibles, joseph Charroy, Leo Delafontaine, Lise Dua, Lucie Jean, Marc Celerier, Marc Davin, Marc Tulane, Marco Illuminati, Merhyl Levisse, Mylene Zizzo, Pierre Faure, Raphael Bourrely, Salah Benacer, Sandra Calligaro, Stephane Min Vu, Üç 3 = Gilles_Roudiere et Tilby Vattard, annick Luthy, Zacharie Gaudrillot Roy, ainsi que Julie Bourges, Gerard Staron, Tristan Zilberman.


Ci-après les bios et cv que j'ai pu avoir…..
Antoine Bruy
Photographe français de 27 ans, diplômé de l’Ecole photographique de Vevey (CH), Antoine Bruy a notamment été honoré d’un prix des jeunes talents suisses en 2010 et a participé à plusieurs expositions collectives en Suisse et à l’étranger. Le rapport de l’homme à l’intimité, à son environnement matériel et aux conditions économiques et intellectuelles qui les déterminent est sa préoccupation principale. Une même trame d’intérêt est visible dans ses précédents travaux comme « En friche » autour d’un bassin minier façonné par les développements et restructurations industrielles ou encore « Toy’s Land » ses maisons aux allures de jouets. Vit actuellement à Lille (F). Site internet : www.antoinebruy.com
De 2010 à 2013, j’ai voyagé à travers l’Europe avec le but de rencontrer ces hommes et femmes qui ont fait le choix radical de vivre loin des villes, en rupture avec un mode de vie qu’ils considèrent bien souvent comme étant obsédé par le rendement et l’efficacité et qui aurait la consommation pour seul horizon.
Dépourvu d’itinéraire précis, forcé par les rencontres et le hasard, ce voyage aura pris à mes yeux le sens d’une quête initiatique finalement similaire à celles de ces familles. Huit de ces expériences sont ici relatées, et suivent des destins bien particuliers. Dans ce travail, c’est moins une profondeur politique et théorique que j’ai cherché à sonder qu’une pratique quotidienne et immédiate, d’où une certaine nécessité d’opérer un travail de détachement face à des images qui nous forcent pourtant à nous positionner.
L’hétérogénéité des lieux et des situations rencontrées nous montre en effet le magnifique paradoxe de la poursuite d’une utopie par des tâtonnements empiriques permanents. Constructions instables, récupérations et détournements astucieux, ou encore applications de théories agricoles hétéroclites donnent ainsi à voir la richesse des trajectoires humaines. Les stratégies déployées visent à une plus grande indépendance énergétique, alimentaire, économique ou sociale. Il y a là comme une réponse spontanée aux sociétés que ces « néo-ruraux » ont quittées mais dans certains cas, le doute et les incertitudes planent. L’espace a ainsi beau être exploité, il n’est jamais soumis; le temps, lui, a perdu sa linéarité tendue pour devenir un rythme lent et réfléchi. Plus de tic-tac mais le ballet des jours et des nuits, des saisons ou des cycles lunaires.
Je me suis rendu dans 5 pays européens dont la France, l'Espagne et la Suisse pour réaliser ce corpus d'images qui a été jusqu'à présent entièrement autofinancé. Dans la plupart des cas, les photographes de documentaires et de reportages doivent en effet investir et assumer seuls les frais de leurs projets en cours en puisant dans leurs économies personnelles. Cela limite grandement les possibilités de pouvoir faire un travail de fond sur un sujet donné, car il est difficile de s’investir totalement dans un thème lorsque chaque jour passé est une prise de risque financière.
Aujourd'hui, je sollicite votre aide et votre soutien pour mettre en image ce que j'appellerai le "chapitre américain" de ce projet. Je prévois de partir aux Etats-Unis pour photographier ces gens qui se sont retirés dans des zones isolées au coeur des Appalaches. Ce choix est motivé par le fait que les Etats-Unis peuvent être considérés comme le berceau de ce mouvement appelé "Back-to-the-land". Ce phénomène, souvent associé aux années 70, est toujours actif de nos jours et dans le monde en crise qu'est le notre, ces modes de vie alternatifs regagnent de l'intérêt auprès de nombreuses personnes.


Marco Illuminati
Largo 1
Béléné, Bulgarie, 2009
Six jeunes avec des troubles psychiques légers vivent dans le foyer "Largo 1", en Bulgarie. A leurs côtés, pendant quelques mois, j’ai observé sur la pointe des pieds les silences de ces jeunes gens, leurs attitudes et leurs échanges dans leur cohabitation quotidienne. Ces photos, prises à l’intérieur de leur maison ou dans quelques espaces limitrophes, racontent une intimité faite de gestes infinitésimaux, d’empathies délicates et d’équilibres subtils.
Biographie
Après une maîtrise en disciplines scientifiques (Université de Urbino, Italie) et une formation artistique à Rome (peinture, dessin, photographie de studio et reportage) Marco Illuminati a obtenu un master en Art et Patrimoine à l’université de Salvador de Bahia (Brésil).
Il a ensuite participé à de nombreux workshops de reportage, improvisation, editing photo, retouche et traitement d’image, avec, entre autres: Ernesto Bazan, Denis Curtis, Alex Majoli, Francesco Zanot et Francesco Zizola.
Entre 2009 et 2011, il a été chargé de séminaires en étude des images et techniques photographiques dans les université de Salvador de Bahia (UCSAL ; Université São Bento), Belo Horizonte (UFMG) et auprès de la coopérative PARS (Civitanova, Italie).
Depuis 2008, il a réalisé de nombreux travaux photographiques en Italie, en Bulgarie et surtout au Brésil, où il a vécu pendant 4 ans. Il s’est notamment intéressé à des thématiques sociales, anthropologiques et de mémoire historique, questionnant, auprès de petites communautés sociales et religieuses, les relations et les rôles sociaux, le sens de la mort, la figure de la femme, ou encore, les « artistes invisibles ».
Invité en 2010 à participer à l’exposition la LX exposition internationale Prix G.B. Salvi (Sassoferrato, Italie), avec deux séries sur les artistes italiens Osvaldo Licini et Omar Galliani, il poursuit à présent une recherche très personnelle et expérimentale autour du portrait d’artiste (série en cours) Ses portraits et reportages dans les favelas brésiliennes lui ont valu le prix FUNCEB (Fondation culturelle du Secrétariat de la culture, Salvador de Bahia) et une exposition personnelle à la galerie Pierre Verger (Salvador de Bahia, 2012).
Un projet international présentera, au cours de l’année 2014, son travail Barroco, lecture intime et symbolique des objets d’art des églises baroques brésiliennes. Installé à Paris depuis 2013, Marco Illuminati élargit ses recherches à des langages expressifs diversifiés et à des processus créatifs expérimentaux (photographie « abstraite », productions multimédia, installations immersives 3D, entre autre).
Né le 15 avril 1982 à Fermo (Italie)
tél: 07 81 11 86 87

e-mail: illuminatimarco@gmail.com
site web: www.marcoilluminati.com
Léo Delafontaine, juillet 2013.
Barentsburg, nommée d’après l’explorateur néerlandais Willem Barentsz, est une ville entreprise minière de l’Arctique située dans le Svalbard à 55 kilo- mètres de Longyearbyen en Norvège. Elle est la propriété du trust Arktikugol, une entreprise d’état russe employant majoritairement des travailleurs ukrainiens. En 1920, le Traité du Spitzberg attribue la région du Svalbard à la Nor- vège sous deux conditions : la zone doit être démilitarisée et chaque pays signa- taire du traité doit pouvoir en exploiter le sol. La Russie reste actuellement le
seul pays étranger à profiter de ce droit, principalement pour des raisons géo- politiques, la mine ayant toujours été déficitaire. Barentsburg fut ainsi un poste d’observation avancé durant la guerre froide et sera un emplacement stratégique dans les nouvelles voies maritimes qui s’ouvriront dans l’Arctique si la fonte des glaces s’accentue.
Durant la guerre froide, la ville connut un véritable essor et compta jusqu’à 1500 personnes. La population soviétique dans le Svalbard était même supé- rieure à la population norvégienne à cette époque. Aujourd’hui, 370 personnes vivent encore dans cette ville longtemps délaissée où l’on ne trouve ni bars ni restaurants. À quoi bon d’ailleurs puisque là-bas personne ne dispose d’argent liquide, seulement d’une carte à puce qui débite sur votre paye tout ce que vous consommez. Les mineurs ukrainiens ou tadjiks toucheront leur solde uniquement à la fin de leur contrat. En attendant, ils prennent leur mal en patience entre leur travail dans une exploitation minière insalubre, les nuits polaires et l’absence de divertissements. Barentsburg, ou un arrêt sur image des vestiges de la puissance soviétique.
LEGENDES
01-Barentsburg, nommée d’après l’explorateur néerlandais Willem Barentsz, est une ville- entreprise minière de l’Arctique située dans le Svalbard à 55 kilomètres de Longyearbyen en Norvège. Elle est la propriété du trust Arktikugol, une entreprise d’état russe employant majoritairement des travailleurs ukrainiens. En 1920, le Traité du Spitzberg attribue la région du Svalbard aux norvégiens sous deux conditions : la zone doit être démilitarisée et chaque pays signataire du traité doit pouvoir en exploiter le sol. La Russie reste actuellement le seul pays étranger à profiter de ce droit, principalement pour des raisons géopolitiques, la mine ayant toujours été déficitaire. Ba- rentsburg fut ainsi un poste d’observation avancé durant la guerre froide et sera un empla- cement stratégique dans les nouvelles voies maritimes qui s’ouvriront dans l’Arctique si la fonte des glaces s’accentue.
02-Durant la guerre froide, la ville de Barentsburg était florissante et compta jusqu’à 1500 personnes. La population soviétique dans le Svalbard était même supérieure à la population norvégienne à cette époque. Aujourd’hui, 370 personnes vivent encore dans cette ville qui, délaissée au moment de l’éclatement de l’union soviétique, commence de nouveaux travaux de rénovation.
03-Escalier qui permet de rejoindre depuis l’entrée le salon consulaire. Le Consulat russe du Svalbard est situé à Barentsburg et constitue la seule représentation diplomatique dans la région, ce qui en fait le consulat le plus au nord du monde.
Il y a toujours plus d’ours polaires que d’habitants dans le Svalbard, dont ils sont le symbole. On en compte à peu près 5000 pour deux fois moins d’habitants.
04-Yuri Gribkov est le Consul général russe pour la région du Svalbard. Son contrat court jusqu’en 2016. Depuis son arrivée à Barentsburg, il s’emploie à rénover aussi bien le consu- lat que la ville.
Ancien Consul général de la Russie à Marseille, il parle parfaitement le français. Sa femme Tatiana habite d’ailleurs Nice où elle occupe le poste de vice présidente de la Maison de la Russie et sa fille étudie à Paris les lettres et l’art dramatique.
La présence des ours dans la région lui confère le privilège d’être le seul Consul à être armé.
Derrière lui, les drapeaux russe et norvégien et une fresque célébrant la collaboration des deux pays par l’intermédiaire des portraits de Vladimir Roussanov et Fridtjof Nansen, deux célèbres explorateurs du Svalbard.
05-Vladimir est contremaître, il dirige une brigade d’une dizaine de mineurs.
A Barentsburg, les contrats sont d’une durée de deux ans renouvelable et la plupart des gens rempilent au moins une fois. Certains sont même sur place depuis plus de trente ans.
06-Tous les matins, les travailleurs viennent pointer dans la salle de dispatch d’Arktikugol
et connaître leur mission de la journée. Les salaires sont attractifs à Barentsburg mais les conditions de travail difficiles : isolement, normes de sécurité précaires, absence de divertis- sement, nuit polaire de mi novembre à mi février etc.
07-Au volant Serguei, manutentionnaire réalisant des travaux dans le centre de traitement des eaux. L’eau courante n’est pas potable à Barentsburg. Les jours de pluie, elle est même boueuse.
08-Igor, manutentionnaire dans la mine depuis trois ans.
09-Mahmad Khuja, dit Asimov, est arrivé de Douchanbé il y a six mois comme mineur. Il parle quatre langue : tadjik, russe, ouzbek et anglais et fait partie de l’équipe de football tadjike de Barentsburg.
10-En 2011, des étudiants des Beaux-arts de Saint Petersbourg sont venus réaliser des fresques à Barentsburg, sur les murs de l’école et dans les alentours de la mine.
11-La mine, qui atteint 600 mètres de profondeur, comprend 37 kilomètres de tunnels. Elle produit environ 400 000 tonnes de charbon par an mais n’en exporte que 100 000, le reste étant utilisé sur place.
12-Serguei, mineur, devant l’une des entrées de la mine. 13-Un tiers des bâtiments de Barentsburg est en rénovation, un autre tiers est abandonné.
14-Barentsburg a conservé quelques vestiges de son passé soviétique, comme un panneau proclamant «NOTRE BUT EST LE COMMUNISME» ou ce buste de Lénine sur la place cen- trale.
15-Sasha est arrivé en 2007 de Rostov-sur-le-Don en Ukraine avec sa femme Nastia. Il
est électricien et elle s’occupe de la distribution des équipements aux mineurs. Souvent Barentsburg sert de tremplin financier pour des jeunes couples. Les salaires y sont attractifs mais la consommation étant réduite à l’essentiel et les distractions rares, on ne peut qu’épar- gner.
16-Barentsburg possède deux magasins exclusivement réservés aux habitants de la ville : on y trouve de la nourriture, des boissons ainsi que des vêtements, de l’électronique et tous les produits de première nécessité. Les prix sont en roubles et l’on ne peut payer qu’avec une carte nominative du Trust Arktikugol. Jusque dans les années 2000, une serre municipale permettait de fournir la ville en fruits et légumes. Elle fut fermée pour cause de non rentabili- té. Depuis, les produits frais sont rares et souvent avariés. Natalia, la vendeuse de l’épicerie, vient de Donetsk en Ukraine. Elle travaille également à la laverie.
17-En 2013, l’école accueille trente trois élèves, de deux à quinze ans. L’été, elle se trans- forme en garderie. Natalia est institutrice depuis 2003 dans l’école, elle vient de Belaïa Kalitva près de Rostov-sur-le-Don en Ukraine.
18-Serguei, dans les coulisses de la salle de spectacle du centre culturel. Arrivé en 2001 de la région de Lougansk en Ukraine, il est mineur mais aussi chanteur, directeur artistique et ingénieur du son de l’ensemble Barentsburg, groupe amateur de danses et chants folk- loriques russes. Des spectacles ont lieu tous les jeudis pour les touristes et tout au long de l’année selon les grandes fêtes du calendrier pour les habitants. Paradoxalement, alors que les spectacles chantent les louanges de la Russie et de sa culture, tous les acteurs sur scène sont originaires d’Ukraine.
19-Lena, dans les vestiaires de la salle de spectacle, entourée de tenues folkloriques. Elle est mariée à Serguei de l’ensemble Barentsburg. De formation classique, elle s’est formée aux danses folkloriques sur place et se produit sur scène depuis 2004. Elle s’occupe aussi de l’accueil du centre sportif et du magasin de souvenirs du Musée Pomor qui ouvre quand un bateau de tourisme accoste.
20-Natasha est serveuse depuis 7 mois au restaurant de l’hôtel. Elle est venue à Barentsburg pour rejoindre son mari et son oncle qui travaillent à la mine depuis deux ans. L’hôtel est très peu fréquenté durant été (il arrive même qu’il n’y ait aucun client durant cette période) mais affiche souvent complet l’hiver grâce au développement des randonnées en motoneige dans la région. De nombreux travaux de rénovation sont initiés, preuve d’un regain d’intérêt des autorités russes pour Barentsburg et de l’attrait touristique que la ville commence à constituer dans le Svalbard.
21-Nastia a quatre ans. Son père est mineur et sa mère est couturière dans l’usine textile.
22-Les anciens bâtiments d’habitation près du bord de mer ont peu à peu été abandonnés au profit de grands ensembles standardisés plus loin dans les terres. En juin 2013, la route vers l’héliport et l’antenne de télévision s’est effondrée. Depuis une déviation a été créée passant sur le terrain de football.
23-Personne n’a d’argent liquide à Barentsburg, juste une carte à puce aux couleurs du trust Arktikugol qui permet de régler ses achats en roubles. Cette carte est le moyen trouvé par l’Etat russe pour ne pas adopter la couronne norvégienne, seule devise légalement autorisée dans le Svalbard. C’est aussi un excellent système pour dissocier les activités touristiques (payables en couronnes norvégiennes au prix fort) de la cantine et des magasins réservés aux mineurs.
24-Mikhail est électricien au Tets, la centrale électrique de Barentsburg. Il se baigne tous les dimanches dans la piscine d’eau de mer du centre sportif. Achevée en 1987, elle est aujourd’hui insalubre faute d’entretien.
25-Saveliy est responsable et ingénieur à la centrale électrique Teplo-Elektro-Tsentral, com- munément appelée «Tets», qui fournit l’électricité de Barentsburg. A seulement 24 ans il supervise déjà une équipe de 36 personnes.
www.leodelafontaine.com 
email : delafontaineleo@gmail.com

Joseph Charroy
Etudes de lettres modernes, apprentissage de la photographie argentique en autodidacte. Développe un travail sur la matière sensible de l'image, les voyages et l'errance.
joseph.charroy@hotmail.fr
www.Joseph Charroy.be

Lucie Jean
Née en 1978. Diplômée de l’école Estienne en 1999 et des Beaux-Arts de Paris en 2003, elle vit et travaille à Paris/Bagnolet. En 2013, elle intègre la Galerie Les Comptoirs Arlésiens, Arles.
A venir : Rencontres Photographiques - juillet : Pluie noire, Galerie Les Comptoirs Arlésiens, Arles - Pluie noire
2013 - Frémissements, Galerie Les Comptoirs Arlésiens, Arles - Down by the water- Sélection finalistes, Bourse du Talent Paysages - Down by the water Expositions collectives
2014 - Elles… toutes, Galerie Les Comptoirs Arlésiens, Arles - Down by the water

2012 - The International Fresh Winds Residency and Exhibition, Gardur/Islande - Le soleil berce leurs nuits et Fljúgandi

2011 - La Nuit est un beaurepaire, Galerie Beaurepaire, Paris - Polar dispersion - Rencontres photographiques du Xème ar. de Paris
2008 - Phantasma, Kunst Ballhaus de Düsseldorf - La fossette

2005 - Jeune Création à la Bellevilloise, Paris - Des filets d’air presque visibles
2003
- Kyoto Art Center, Japon / Bourse Collin-Lefranc, Kyoto, résidence 4 mois

2002 - Résidence-exposition, Beaux-Arts de Pékin
2001 - Bourse à Helsinki, résidence 4 mois
Publication
2013 - Programme Saison 2013/2014, Théâtre Vanves, La fossette- Festival 360° - Théâtre, Down by the water- Programmes de la Lutherie Urbaine, commandes depuis 2007
2010 - Libération, Das Plateau, commande
2007 - Magazine Nuke, La fossette - Programmes/Affiches du Musée du Louvre, En fanfare aux Tuileries, commande Vidéo / Vidéo documentaire
2013 - Site de l’European Women Lobby - Act against rape, 1’’20 animation vidéo
2011 - Festival Traverse Vidéo, Toulouse - Magnetic Storm, 6’’40 vidéo 2009 - Maison de l’Arbre, Montreuil S/s Bois, Bourse du Travail de Bobigny sur l’invitation de l’Observatoire des Violences faites aux Femmes - Regard sur ‘‘Je dis nous’’, 45mn, vidéo documentaire 2008 - Phantasma, Kunst Ballhaus de Düsseldorf - Stability of acts, vidéo
2005 - Jeune Création, Bellevilloise, Paris - Les visions de l’homme de Kurama, 4’’20, vidéo
www.lucie-jean.com
kaminoto@gmail.com


Marc Célérier
"Dans les pas de Michel Strogoff"
En lever de rideau apparaissent des acteurs en costumes, des accessoires puissamment métalliques ainsi qu’un vaste décor aux couleurs froides. La scène est installée pour une action à venir dans ce petit théâtre de l’attente où rien ne se passe.
Marc Célérier agence les éléments d’un puzzle, sorte de touches sondant l’épaisseur d’un quotidien urbain collant comme une neige molle. Ses photographies questionnent un espace démesuré et inaccessible, et mesurent le temps infini d’une Russie inconnue. Et ce regard teinté d’une monotone monochromie capture un parfum d’insistante mélancolie, illustration peut-être de l’idée commune de Russie éternelle.
Georges Rinaudo

Marc Davin
Backstage Pass
Le projet  « Backstage Pass » est une série de portraits d’ acteurs suédois en costumes, réalisés dans les coulisses avant et pendant leur performance.   Les acteurs qui y participent font partie de l’élite en Suède. Certains sont connus pour avoir joué dans des productions de Bergman, d’autres jouent dans des troupes de théâtre d’avant-garde. Le but de ce travail est de capturer le regard des acteurs afin de rentrer en contact avec une partie de leur âme, de la même façon qu’à travers le regard de l’ icône on peut tenter de rentrer en contact avec Dieu.

Pierre Faure
Pierre Faure est né en 1972 à Nice et vit dans les Yvelines.
Il a étudié les sciences économiques.
Depuis plusieurs années il se consacre entièrement à la photographie.

Il produit d'abord un travail dans lequel l'abstraction et les évocations organiques occupent une place centrale (série Rhizomes, Plis, Palimpsestes)  ; des séries qui interrogent le regard du spectateur et jouent avec les notions d'échelles et de perspective.

Il aborde également la question sociale en réalisant un travail d'immersion au sein d'une communauté Roms d'Ile-de-France
(2011-2012). En 2013 il s'intéresse à la vie de personnes en grande précarité accueillies en centre d'hébergement d'urgence  et tente de saisir dans ce quotidien les figures d’une humanité blessée.

En parallèle à ces travaux il poursuit depuis 2010 une série sur les arbres urbains, interrogeant la place du végétal en milieu urbain. 

Tél. : 06 52 27 70 38
pierrefaure.photo@gmail.com
Site personnel : www.pierre-faure.com

Images sensibles
Caterina Suzzi, Charlotte Bresson et Emmanuelle Foussat sont les membres fondateurs du Collectif Images Sensibles. Des photographes d’origines et de sensibilités différentes réunies par l’envie de métisser leurs expériences et de participer à une œuvre collective.
Le collectif est né de la volonté de faire dialoguer leurs univers, de confronter leurs interrogations et leurs recherches, de travailler ensemble à de nouveaux projets. Après une première série, East of Elsewhere, qui réunissait différentes œuvres autour d’un thème commun, elles ont décidé d’aller plus loin en concevant et en réalisant leurs prochaines séries ensemble : Slow Paradise, le Paradis suspendu est le résultat de ce travail. Images Sensibles a exposé à Londres en 2012 à la East Gallery et en février 2013 à la Galerie Paris-Beijing dans le cadre de l’événement « Paris je t’aime ».
27