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William Klein

« Prendre une photo, c'est une excuse pour être badaud. Je me donne l'impression de faire quelque chose donc j'ai moins mauvaise conscience » " Hasard de la vie " selon le directeur de Visa, Jean-François Leroy, la star de la photo et touche-à-tout de génie, William Klein, n'avait pas encore exposé au festival de Perpignan. C'est l'édition 2010 qui permettra au public de découvrir une soixantaine de ses clichés qui font voyager dans le temps et le monde, de New York à Moscou, de Rome à Tokyo, de 1955 à 1964. D'après une interview du directeur du festival dans la presse: Comment s'est conçu l'expo? "J'ai repensé à la rétrospective que Visa avait consacrée à David Douglas Duncan durant laquelle le public a redécouvert ce géant qui a couvert la guerre du Vietnam, un boulot qui a inspiré pas mal de journalistes. J'ai voulu faire la même chose avec Klein, dévoiler au public tout un pan de son travail, sa "quadrilogie", quatre regards en quinze photos chacun sur quatre villes : New York, Tokyo, Rome et Moscou. Les photos de Klein ont forgé ma culture photographique. Les cadrages sont un modèle de rigueur, d'une simplicité époustouflante. Klein m'a laissé carte blanche pour sélectionner les tirages, même s'il en a rajouté certaine, sa patte "kleinesque", ultra-exigeante". À cette occasion Pierre retrouve celui qui l'à découvert à 17 ans: coup de coeur et détestation pour la cuvée 2010! Nous avions rencontré William Klein en septembre 2010 pendant " Visa pour l'image de Perpignan". En 1959 j'étais assistant au journal Vogue, place du Palais Bourbon, j’avais 17 ans Biographie William Klein, né le 19 avril 1928 à New York, est un photographe américain, peintre, et réalisateur de films. Il est parfois surnommé bad boy. Il vit et travaille à Paris. Fils d'immigré, William Klein fait des études de sociologie. Le 13 juillet 1947, il se rend pour la première fois à Paris, en tant que G.I., et tombe amoureux de «la plus belle fille de Paris». épouse Jeanne Florin. Peu après il entre dans l'atelier de peinture d'André Lhote, puis dans celui de Fernand Léger. Au début des années 1950, Klein passe quelques années à Milan afin de travailler avec des architectes italiens. En 1954, il rencontre Alex Liberman, directeur artistique de Vogue. Il est l'un des photographes attitrés de Vogue. Il part à New York et réalise un livre : "New York" qui sortira au Seuil en 1956 appuyé par Chris Marker. Son travail photographique contraste avec tout ce qui s'était fait auparavant. Novateur, il suscite des réactions violentes et obtient le prix Nadar en 1957. Le livre devient très vite un collector quasiment introuvable aujourd'hui. La photographie est considérée comme une rupture avec l'ancienne école et l'image propre, parfaite, autonome Il tourne plusieurs émissions pour "Cinq Colonnes à la une", "Les Français et la politique" qui sera censurée. En 1966, William Klein réalise un film qui est considéré comme l'une des grandes oeuvres au cinéma : Qui êtes-vous Polly Magoo ? Pour ses photos de mode, il a réellement révolutionné le genre  En 1982 et en 2005, le Centre Pompidou lui consacre une grande rétrospective et il co-édite avec les éditions Marval, William Klein a réalisé lui-même les maquettes de ses livres, William Klein est représenté par les galeries Le Réverbère à Lyon et Polka à Paris. 1957, Prix Nadar 1966, Prix Jean Vigo 1988, Prix culturel de la Société allemande de photographie 1990, Prix Hasselblad 2010, docteur honoris causa de l'université de Liège Films documentaires Broadway by Light (1958) : une étude sur Broadway la nuit Les troubles de la circulation (1962) Le business et la mode (1962) Les Français et la politique (1962) Gare de Lyon (1963) Aux grands magasins ' (1964) Loin du Viêt-nam (1967) : film collectif (Jean-Luc Godard, Chris Marker, Claude Lelouch…) Muhammad Ali, the Greatest (1969) : sur le combat de boxe entre Mohamed Ali et George Foreman à Kinshasa en 1974 Festival panafricain d'Alger 1969 Eldridge Cleaver (1970) : sur Eldridge Cleaver, dirigeant des Black Panthers Hollywood, California: A Loser's Opera' (1977) Grands soirs & petits matins (1978) : mai 1968 comme si vous y étiez The Little Richard Story (1980) : comme son nom l'indique The French (1982) : un documentaire sur le tournoi de Roland-Garros 1981 Contacts (1983) : (de planche contact) William Klein commente les photos de grands photographes Ralentis (1984) Mode in France (1984) : documentaire sur le monde de la mode Babilée’91 (1992) : ballet filmé In and out of fashion (1994) Le Messie (1999) : oratorio de Georg Friedrich Haendel, dirigé par Marc Minkowski Films de fictions Qui êtes-vous, Polly Maggoo ? (1966) : Satire du monde de la mode (Prix Jean-Vigo). Avec Delphine Seyrig, Jacques Seiler, Alice Sapritch, Philippe Noiret, Samy Frey, Roland Topor. Mister Freedom (1969) : Satire de l'impérialisme américain. Avec Delphine Seyrig, John Abbey, Donald Pleasance, Jean-Claude Drouot, Serge Gainsbourg. L'anniversaire de Charlotte (1974) : Moyen-métrage pour le Festival du film Super 8 à Paris. Avec Charlotte Levy, Roland Topor, les Gazolines, Coline Serreau. Le Couple témoin (1977) : Quand la sociologie et les statistiques décident de la vie courante. Avec Anémone, André Dussolier, Zouc, Jacques Boudet, Eddie Constantine, Georges Descrières. Loin du Vietnam est un film documentaire de 1967 co-réalisé par le Néerlandais Joris Ivens, les Français Claude Lelouch, Alain Resnais, Agnès Varda, Chris Marker et Jean-Luc Godard, et l'Américain William Klein. Travaux photographiques. 1955 : La photo "Gun 1, New York". 1956 : La photo "Sainte famille à moto". 1961 : La photo "Cineposter" réalisée à Tokyo. 1963 : Travail pour Vogue. 1984 : La pochette de l'album Love on the Beat, réalisée pour Serge Gainsbourg. 1990 : "Club Allegro Fortissimo". 1995 : "Autoportrait", contact peint. Bibliographie 1956 : New York 1958 : Life is good and good for you in New York  1958 : Rome 1964 : Moscou 1964 : Tokyo 1970 : Mister Freedom 1989 : Close up 1990 : Torino '90 1994 : Mode in & out « Prendre une photo, c'est une excuse pour être badaud. Je me donne l'impression de faire quelque chose donc j'ai moins mauvaise conscience »
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